Passer le temps en alignant les sudokus, dans le train et pendant le cours, à la maison, dans son lit...
des 6 qui ne sont jamais là où il faut.
Non non non je ne peux pas être enceinte, please please please (let me get what I want) non vous comprenez ça serait tellement pas bien mais du tout, façon de foutre une histoire d'amour en l'air, histoire de passer noël à pleurer. Une fille qui n'a pas faim plus que ça, n'a pas grossi des seins, as encore des boutons, ça ne peut pas être enceinte s'il vous plait, Dieu, Oo Dieu s'il te plait... merci.Places de Muse vendredi matin (le matin où tu es en cours tu sais... où ta vie (enfin presque) dépend des mains de ta mère, de l'attention qu'elle aura de pas passer sous la douche à 10h00 précises, L'heure avec un "l" majuscule...
(Les 7 jours érotiques)
J'ai souvent des pensées bizarres, surtout ne me décontaminez pas !!! J'aime bien.
Me voilà encore dans cette situation inconfortable où je suis habituée à être, où j'étais habituée à être, disons... avant... Avant quoi ? Pauline, toujours la même ? Je n'ose pas y croire. Je sais que non. Alors quoi la vie te change finalement, moi qui croyais qu'on restait indéniablement la même pour toujours. En soi, avec soi. Le "avec soi" du cours de philo.
La position d'une fille seule devant son ordinateur qui devrait se coucher à cause du réveil de 5h30 qui sonnera le lendemain. Pas cette fille qui se couchait à minuit indifféremment en seconde, ni qui passait ses soirées à bosser après, en pensant aux amours qu'elle n'aura pas eu. Cette fille seule devant son écran prête à écrire des pages et des pages de rien, de vie, d'un bordel de tout, de pensées, de vécu, de pleurs...
Evidemment la musique en fond sonore, qui fait pleurer pas parce qu'elle est triste (même si c'est le cas) ais parce que c'est la vie.
Penser ou vivre, l'éternel combat. Vois-tu, là je parle, j'écris, je pense, et en attendant, la vie passe. En attendant je ne vois personne, je pense trop à ce que ça pourrait âtre et qui n'est pas. Je pense à ce que ça aurait pu ou ce que ça pourrait être et finalement ça y est, il est trop tard. Alors que si je me taisais, si je me taisais vraiment, je n'aurais mm pas besoin d'écouter mon coeur pour savoir ce qu'il me dirait. Un peu comme quand le mec que tu aimes te dis plus ou moins clairement qu'il y a quelque chose qu'il ne s'explique pas, qu'il ne veut d'ailleurs pas s'expliquer et qu'il t'aime. Tu vois ce moment précis où tu n'en reviens pas, où tu ne veux même pas le croire, où t'as envie à la fois de t'enfuir comme une bête sauvage pour courir, sauter un peu partout et te rouler dans la terre et le ciel en même temps, et où tu as envie de le taper pour rien. La meilleure chose à faire serait de lui sauter dans les bras mais jamais, jamais tu ne le feras. Il y a que dans les films, où ils ont réfléchi avant.
A cet instant précis, tu réfléchis encore trop, mais là ça suffit, tout à coup t'en peux plus de réfléchir et la seule chose raisonnable à faire, c'est de taire ton cerveau et là tu dis oui, t'es paumée comme je sais pas quoi, tu bafouilles des mots qui veulent rien dire, qui t'expliquent, qui t'excusent, qui embrouillent, qui veulent rien dire, t'es vraiment dans la plus belle merde du monde qui ne demanderait que le silence. Et le oui sort naturellement parce qu'il n'y a qu'une parole juste dans ce cas là, c'est oui. Et si tu le dis pas, tu le fais ce oui, ou tu te tais. Mais à cet instant précis tu vis.
A l'instant où tu t'aperçois dans le silence que ton coeur fait trembler ton tee-shirt et qu'un autre battement résonne pas loin, là tu vis. Au moment où la lune qui veille, la musique qui t'as embobinné dans ses fils de soie ou je ne sais quelle autre chose te fait trembler et gémir, pleurer, que ça monte en toi, là tu vis. Quand tu crois tout à coup qu'il y a de la vie ici, que tu as vu un truc pas normal, là tu vis. Ta conscience vient de plonger.
Oulà.
J'ai loupé des choses dans ma vie.
J'ai loupé des choses et des gens ont loupé des choses avec moi. Et même pire parfois je leur en ai fait loupé ou ils m'en ont fait loupé.
Et pourtant, ces trucs absents, ou présents, peu importe, je suis toujours là avec du Ben Harper aux oreilles et toujours cette envie de pleurer. Et l'envie de pleurer est terrible, toujours.
Peu importe ce que tu as vécu ou ce que tu vis, s'il y a un homme, une femme qui était censé te les faire oublier, nan à cet instant précis tu as toujours l'impression d'être seule au monde, vide, pauvre, nue devant tous, devant le monde, la vie, humble, naïve, innocente face à l'immensité que tu n'as pas découverte et que tu ne découvriras jamais. Nue dans la musique et tout parait si... vide... inutile... plat. Un concert de Muse, un visage aimé, une silhouette, tout est nu... "without you my friend"
"And sometimes, sometimes you have to walk away..."
"Dormir, mourir" (Hamlet, Shakespeare) Rêver.
Se poser doucement dans le noir sur un lit, doucement, en musique, sur le dos, les yeux fermés, à côté d'un toi, sensible et forcément irréel. Un toi qui n'existe pas comme il n'en a jamais existé et sans doute jamais.
le pire c'est ça. On a des amis. On a beaucoup d'amis, des réels bien vivants, qui sont tous géniaux dans leur particularité, leur personnalité unique. Eux. Et on a cet ami imaginaire qui en fait n'existe qu'en nous. Il est nous. Notre seule âme soeur, moitié, sur la terre, en nous déjà. Celui-ci, allongé sur le lit, est imaginaire. Parce que cet ami, dans les dix minutes qui suivent l'allongelent sur le lit, il peut devenir tout. Un ennemi, tout peut advenir tu comprends. Il est tout tes possibles.
Un câlin, une caresse, un adieu, un baiser, ou des baisers, de l'amour, de l'admiration, de la tristesse, parfois tout ça mélangé, faire l'amour en pleurant pourquoi pas, de la joie, du défi ou peut-être de la sauvagerie, de la violence, de la rage, le déchirer comme cette rage qui nous déchire à l'intérieur, un regret ? Cet être regretté. Cet autre laissé au bord de la route. Un abandonné ? Un oublié ? quoi. Cet autre encore que l'on ne veut plus voir. Cet autre qui est parti sans nous dire aurevoir.
"Laisse moi tranquille mélancolie"...
J'aime tellement de gens que je ne saurais pas comment le dire à chacun sans qu'il y ait des confusions.
Alors j'aime, en silence. Est-ce vraiment la peine ? Aimer en silence. Le savent-ils ? Et s'ils le savent à quoi leur sert-il de savoir qu'une pauvre fille de l'autre côté de leur vie les aime.
J'aime.
"Secretly she cried"