Conscience

Je viens de faire une expérience incroyable. Je sais bien que la majorité des gens, même parmi ceux que je connais, mes amis, mes plus proches, pense que c'est n'importe quoi.

Quoi qu'il en soit, et que que vous pensiez, moi, je trouve que c'est absolument époustouflant et ça vaut le coup de l'écrire sur ce blog, comme un souvenir.

Sur le site d'osho, technique pour méditer : ouvrir légèrement la bouche, comme si on allait parler, pas comme quand on parle mais quand on est sur le point de parler juste avant. Là concentrer sa conscience au centre de la langue. Le centre de la langue est le siège de la pensée. Parce que la langue c'est la parole et que la parole c'est la pensée silencieuse. Si tu te concentres sur ce point, si ta conscience est au centre de ta langue, tu ne penses plus. Là, ta conscience vient de plonger, tu viens de sortir du mental.

Idem, ouvrir la bouche de la même façon. A l'inspiration, sentir le "echeeee" sur la langue. En fait, tu n'entends d'abord rien, parce que (le soit disant) "echeee" est le son que fait l'air quand il rentre, sur ta langue. Tu ne l'etends d'abord pas, tu le sens, et puis en se concentrant, on le perçois encore plus fort. La conscience vient de plonger. Le "echeeee" se poursuit d'ailleurs plus loin que la langue, le palais et dans la gorge, (puis jusqu'au coeur). Au début on ne le perçoit vraiment pas, c'est infime, mais en y pensant, en se concentrant, si toute ta conscience est au centre de ta langue et qu'elle suit le "echeee" de l'inspiration, on l'entend très très faiblement.
D'ailleurs, on peut sentir le "echeee" à l'inspiration et à l'expiration, mais à l'exiration ça produit vraiment un son plus fort, en plus, et on peut croire que c'est le "echeee" et donc l'amplifier, alors qu'en fait c'est le souffle beaucoup plus silencieux de l'inspiration qu'il faut percevoir. Ta conscience vient de plonger en toi-même.

(reformulation de moi (paraphrase en fait) d'une des méthodes de médiation, par Osho)
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# Posted on Friday, 04 December 2009 at 9:40 AM

encore et toujours

Comme vous le savez, le concert de MUSE au stade de France du 12 juin prochain affiche déjà complet !
Le groupe a donc décidé d'ajouter une seconde date et jouera également vendredi 11 juin, en plus de la date initiale du samedi 12 juin.

Pour ceux et celles qui n'auraient pas eu de place pour le 12, c'est le moment où jamais de vous assurer une place.

Les places pour cette 2ème date seront mises en vente dès jeudi 3 décembre dans les points de vente habituels


A bon entendeur, écoutez MUSE !!
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# Posted on Tuesday, 01 December 2009 at 2:40 PM

Wainting for an angel

Passer le temps en alignant les sudokus, dans le train et pendant le cours, à la maison, dans son lit...
des 6 qui ne sont jamais là où il faut.

Non non non je ne peux pas être enceinte, please please please (let me get what I want) non vous comprenez ça serait tellement pas bien mais du tout, façon de foutre une histoire d'amour en l'air, histoire de passer noël à pleurer. Une fille qui n'a pas faim plus que ça, n'a pas grossi des seins, as encore des boutons, ça ne peut pas être enceinte s'il vous plait, Dieu, Oo Dieu s'il te plait... merci.

Places de Muse vendredi matin (le matin où tu es en cours tu sais... où ta vie (enfin presque) dépend des mains de ta mère, de l'attention qu'elle aura de pas passer sous la douche à 10h00 précises, L'heure avec un "l" majuscule...

(Les 7 jours érotiques)

J'ai souvent des pensées bizarres, surtout ne me décontaminez pas !!! J'aime bien.

Me voilà encore dans cette situation inconfortable où je suis habituée à être, où j'étais habituée à être, disons... avant... Avant quoi ? Pauline, toujours la même ? Je n'ose pas y croire. Je sais que non. Alors quoi la vie te change finalement, moi qui croyais qu'on restait indéniablement la même pour toujours. En soi, avec soi. Le "avec soi" du cours de philo.
La position d'une fille seule devant son ordinateur qui devrait se coucher à cause du réveil de 5h30 qui sonnera le lendemain. Pas cette fille qui se couchait à minuit indifféremment en seconde, ni qui passait ses soirées à bosser après, en pensant aux amours qu'elle n'aura pas eu. Cette fille seule devant son écran prête à écrire des pages et des pages de rien, de vie, d'un bordel de tout, de pensées, de vécu, de pleurs...
Evidemment la musique en fond sonore, qui fait pleurer pas parce qu'elle est triste (même si c'est le cas) ais parce que c'est la vie.

Penser ou vivre, l'éternel combat. Vois-tu, là je parle, j'écris, je pense, et en attendant, la vie passe. En attendant je ne vois personne, je pense trop à ce que ça pourrait âtre et qui n'est pas. Je pense à ce que ça aurait pu ou ce que ça pourrait être et finalement ça y est, il est trop tard. Alors que si je me taisais, si je me taisais vraiment, je n'aurais mm pas besoin d'écouter mon coeur pour savoir ce qu'il me dirait. Un peu comme quand le mec que tu aimes te dis plus ou moins clairement qu'il y a quelque chose qu'il ne s'explique pas, qu'il ne veut d'ailleurs pas s'expliquer et qu'il t'aime. Tu vois ce moment précis où tu n'en reviens pas, où tu ne veux même pas le croire, où t'as envie à la fois de t'enfuir comme une bête sauvage pour courir, sauter un peu partout et te rouler dans la terre et le ciel en même temps, et où tu as envie de le taper pour rien. La meilleure chose à faire serait de lui sauter dans les bras mais jamais, jamais tu ne le feras. Il y a que dans les films, où ils ont réfléchi avant.
A cet instant précis, tu réfléchis encore trop, mais là ça suffit, tout à coup t'en peux plus de réfléchir et la seule chose raisonnable à faire, c'est de taire ton cerveau et là tu dis oui, t'es paumée comme je sais pas quoi, tu bafouilles des mots qui veulent rien dire, qui t'expliquent, qui t'excusent, qui embrouillent, qui veulent rien dire, t'es vraiment dans la plus belle merde du monde qui ne demanderait que le silence. Et le oui sort naturellement parce qu'il n'y a qu'une parole juste dans ce cas là, c'est oui. Et si tu le dis pas, tu le fais ce oui, ou tu te tais. Mais à cet instant précis tu vis.

A l'instant où tu t'aperçois dans le silence que ton coeur fait trembler ton tee-shirt et qu'un autre battement résonne pas loin, là tu vis. Au moment où la lune qui veille, la musique qui t'as embobinné dans ses fils de soie ou je ne sais quelle autre chose te fait trembler et gémir, pleurer, que ça monte en toi, là tu vis. Quand tu crois tout à coup qu'il y a de la vie ici, que tu as vu un truc pas normal, là tu vis. Ta conscience vient de plonger.

Oulà.
J'ai loupé des choses dans ma vie.
J'ai loupé des choses et des gens ont loupé des choses avec moi. Et même pire parfois je leur en ai fait loupé ou ils m'en ont fait loupé.
Et pourtant, ces trucs absents, ou présents, peu importe, je suis toujours là avec du Ben Harper aux oreilles et toujours cette envie de pleurer. Et l'envie de pleurer est terrible, toujours.
Peu importe ce que tu as vécu ou ce que tu vis, s'il y a un homme, une femme qui était censé te les faire oublier, nan à cet instant précis tu as toujours l'impression d'être seule au monde, vide, pauvre, nue devant tous, devant le monde, la vie, humble, naïve, innocente face à l'immensité que tu n'as pas découverte et que tu ne découvriras jamais. Nue dans la musique et tout parait si... vide... inutile... plat. Un concert de Muse, un visage aimé, une silhouette, tout est nu... "without you my friend"

"And sometimes, sometimes you have to walk away..."

"Dormir, mourir" (Hamlet, Shakespeare) Rêver.
Se poser doucement dans le noir sur un lit, doucement, en musique, sur le dos, les yeux fermés, à côté d'un toi, sensible et forcément irréel. Un toi qui n'existe pas comme il n'en a jamais existé et sans doute jamais.

le pire c'est ça. On a des amis. On a beaucoup d'amis, des réels bien vivants, qui sont tous géniaux dans leur particularité, leur personnalité unique. Eux. Et on a cet ami imaginaire qui en fait n'existe qu'en nous. Il est nous. Notre seule âme soeur, moitié, sur la terre, en nous déjà. Celui-ci, allongé sur le lit, est imaginaire. Parce que cet ami, dans les dix minutes qui suivent l'allongelent sur le lit, il peut devenir tout. Un ennemi, tout peut advenir tu comprends. Il est tout tes possibles.
Un câlin, une caresse, un adieu, un baiser, ou des baisers, de l'amour, de l'admiration, de la tristesse, parfois tout ça mélangé, faire l'amour en pleurant pourquoi pas, de la joie, du défi ou peut-être de la sauvagerie, de la violence, de la rage, le déchirer comme cette rage qui nous déchire à l'intérieur, un regret ? Cet être regretté. Cet autre laissé au bord de la route. Un abandonné ? Un oublié ? quoi. Cet autre encore que l'on ne veut plus voir. Cet autre qui est parti sans nous dire aurevoir.


"Laisse moi tranquille mélancolie"...


J'aime tellement de gens que je ne saurais pas comment le dire à chacun sans qu'il y ait des confusions.
Alors j'aime, en silence. Est-ce vraiment la peine ? Aimer en silence. Le savent-ils ? Et s'ils le savent à quoi leur sert-il de savoir qu'une pauvre fille de l'autre côté de leur vie les aime.
J'aime.


"Secretly she cried"
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# Posted on Wednesday, 25 November 2009 at 4:31 PM

Je rêvais de brume, je pensais à toi, j'écoutais flotter le piano dans ma tête en silence.

Ma mère voici l temps venu...
D'aller prier pour mon salut
Mathilde est revenue...
[...]

Mon coeur, mon coeur ne t'emballe pas
Fais comme si tu ne savais pas
Que la Mathilde est revenue
Mon coeur arrête de répéter
Qu'elle est plus belle qu'avant l'été
La Mathilde qui est revenue
Mon coeur arrête de bringuebaler
Souviens-toi qu'elle t'a déchiré
La Mathilde qui est revenue
Mes amis ne ma laissez pas, non
Dites-moi, dites-moi qu'il ne faut pas
Maudite Mathilde puisque te voilà

Et vous mes mains restez tranquilles
C'est un chien qui nous revient de la ville
Mathilde est revenue
Et vous mes mains ne frappez pas
Tout ça ne vous regarde pas
Mathilde est revenue
Et vous mes mains ne tremblez plus
Souvenez-vous quand je vous pleurai dessus
Mathilde est revenue
Vous mes mains ne vous ouvrez pas
Vous mes bras ne vous tendez pas
Sacrée Mathilde puisque te voilà


***

Et puis et puis
Et puis il y a Frida
Qui est belle comme un soleil
Et qui m'aime pareil
Que moi j'aime Frida
Même qu'on se dit souvent
Qu'on aura une maison
Avec des tas de fenêtres
Avec presque pas de murs
Et qu'on vivra dedans
Et qu'il fera bon y être
Et que si c'est pas sûr
C`est quand même peut-être

Les autres ils disent comme ça
Qu'elle est trop belle pour moi
Que je suis tout juste bon
A égorger les chats...
J`ai jamais tué de chats !
Ou alors y a longtemps
Ou bien j`ai oublié
Ou ils sentaient pas bon


BREL



Je pense à la brume du matin qui flotte, lourde, au dessus de l'herbe, l'âme de la Terre qui s'échappe. Sa respiration, sa chaleur de la nuit.
Je pense aussi à ce que ça sera après. Oui je sais, je suis terrible, je suis chiante et sans doute trop compliquée ou mal torunée dans ma tête ou peut-être que je ne sais pas apprécier le bonheur ou le regarder passer sans rien dire. Je flotte dedans, je le sens tout autour de moi et pourtant j'ai l'impression de ne pas y penser. peut-être que le bonheur est là : ne pas penser.
"Je pense donc je ne suis pas".
Vivre ou penser, éternel combat.

Je pense parfois à l'après, comme avant je pensais à ce qu'il n'y avait pas, à cet amour que j'attendais, aux frémissements, je me demandais ce que c'était d'aimer. Et aujourd'hui, je me demande avec désespérence en regardant les autres, les autres qui osent dire "ça fait 3 mois que je n'ai pas eu de copain, je suis en manque", je me demande ce que sera l'après. Je ne sais, si j'ai envie de savoir à l'avance et je ne parle pas de fin, je ne parle pas de désespoir, je parle juste de cet état de manque où l'on se retrouve parfois -toujours- quand on a goûté à quelque chose comme le chocolat, la musique, l'amitié, le rire, le plaisir, l'amour ou la confiture de lait, et qui nous fait souffrir quand on ne l'a plus. Je me demande comment ça sera avec Bryan quand on ne se connaitra plus, ou quand on se connaitra mais qu'on ne pourra plus se prendre de bras à bras, de corps à corps et être mêlés de cous, de bouches, de cheveux, de regards et de chaleurs. Je me demande juste si après, ça ne sera pas, juste, un grand vide, un grand rien à mourir, une trop grande tristesse à supporter après une virée dans les étoiles... Juste ça. le vide. O je me sens déjà tomber... Comment revenir, comme revenir de la guerre et ne plus savoir vivre, ne plus savoir comment c'était avant.
Avoir besoin, ne pas s'être rendu compte qu'on s'est habitué, trop, à l'autre, à son odeur et sa vue, sa beauté, ne pas se rendre compte que l'amour quand il est permis, on ne le voit pas, on ne sent pas comme il nous est indispensable... Avoir encore le droit de son odeur tout le temps dans ses draps et avoir droit à des bonjours et des messages d'amour, une attention qu'on perd un jour. Avoir droit à ce qui n'était pas avant, comment est la fin ? Et pourquoi tout à coup peut-on oublier ou s'obliger à ne pas écrire les mots auxquels on pense et qui sont inscrits dans nos bouches et nos têtes depuis des mois. Comment arrêter d'aimer ? Je me demande si le manque, le manque, le manque n'est pas terrible. Le vide.

"Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois remplir d'étoiles
Un corps qui tremble et tomber mort
Brûlé d'amour le coeur en cendres." J'arrive.

# Posted on Friday, 06 November 2009 at 9:55 AM

Lady Anne

What do you tremble, are you all afraid ?
Alas ! I blame you not, for you are mortal
and mortal eyes cannot endure the devil
Avaunt ! you dreadful minister of hell

You hadst but power over his mortal body
His soul you canst not have. Therefore, be gone

Foul devil, for God's sake, and trouble us not
For you had made the happy earth the hell
Filled it with cursing cries and deep exclaims.
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# Posted on Sunday, 01 November 2009 at 11:20 AM